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Modalités Nature et Biodiversité

Modalités Nature et Biodiversité

Quels sont les objectifs poursuivis ?

A l’origine sous l’appellation « Quartiers Verts » (l’action invitait les habitants à fleurir leur lieu de vie), se dessine un véritable projet de dynamique urbaine, généreux, participatif et original. D’années en années « Quartiers Verts » a récolté de nouveaux projets et vu s’agrandir les perspectives pour jardiner la ville et favoriser la biodiversité. D’où la transition vers des projets « Nature et biodiversité ».

Cette initiative encourage les habitants à améliorer l’espace public en y favorisant la nature et la biodiversité via la végétalisation des façades et des pieds d’arbre, l’aménagement de jardins démonstratifs, de mares, l’installation de haies, …, dans les rues. L’accent est mis sur les espèces indigènes et vivaces. Les projets visent les espaces publics, y compris les espaces situés entre la façade et la voirie.

C’est avant tout un projet qui veut privilégier l’interaction ville-nature. La priorité sera donnée aux espèces indigènes, nectarifères et sauvages, celles qui invitent oiseaux, chauve-souris, abeilles, papillons et autres petits animaux à s’établir/ se maintenir en milieu urbain

Qu’est-ce qu’un projet Nature et Biodiversité?

Les projets soutenus doivent être collectifs et prendre place, soit dans un espace public, soit dans un espace accessible au quartier. Il ne s’agit pas ici de financer des projets particuliers, dans les espaces privatifs et à usage privatif uniquement.

Dans l’objectif de renforcer la mise en œuvre du Plan Nature, les actions suivantes sont dans la mesure du possible à promouvoir :

  • favoriser des aménagements plus conséquents sur des superficies plus grandes ;
  • favoriser les partenariats avec des propriétaires externes au projet permettant d’avoir des projets plus ambitieux (espace délaissé situé à front de rue, parcelle privée accessible au public…) ;
  • favoriser les partenariats avec la commune, dans le cadre notamment de leur stratégie communale en matière de nature et biodiversité ;
  • favoriser la biodiversité par des aménagements permettant l’accueil de la faune sauvage.

Une attention particulière sera portée aux zones de Bruxelles les plus déficitaires en espaces verts.

Les exemples sont les suivants :

  • végétalisation des façades d’une rue ou d’un ensemble de rue : plantes grimpantes, végétalisation de pieds d’arbres, d’oreilles de trottoir, …, présentent de nombreux avantages en termes de qualité de vie et d’aide à la nature en ville ;
  • trottoirs plantés ou bordures végétales, via un dé dallage effectué tout le long des façades afin de permettre des plantations, pour y faire pousser une végétation basse ou faire alterner plantes grimpantes et végétation basse ;
  • construire une spirale à insectes (ou spirale aromatique), sur un square ou un espace vacant ;
  • construire une mare, intéressante pour nombre d’animaux comme les amphibiens et batraciens ou certains insectes, sur un terrain public ou privé non aménagé ;
  • décloisonner le quartier pour créer des passages pour la faune ;
  • installer des nichoirs ou abris pour certaines espèces d’oiseaux, installer une tour à nichoirs ;
  • aménager des haies ;
  • développer un jardin naturel didactique.

 

Développer une rue-parc ou rue végétale? (projet ambitieux)

Une rue végétale est un projet ambitieux qui ne se limité par à des plantes grimpantes en façade ou des arbres de voirie. Il implique une réflexion globale sur les fonctionnalités de la rue (nature, gestion des eaux de pluie, contribution à la réduction des îlots de chaleur et captage de polluants atmosphériques) et le projet doit permettre de rendre la rue à ses habitants. Divers aspects sont abordés :

  • une dynamique locale et un potentiel participatif, car ce sont les riverains qui font vivre la rue ;
  • un maillon du maillage vert et du réseau écologique ;
  • la végétalisation en respectant les contraintes de voie publique ;
  • un lien avec la mobilité via une circulation automobile apaisée, un stationnement maîtrisé, une circulation automobile non plus prioritaire, au profit du piéton et du vélo (et son parking) ;

Un tel projet nécessite un partenariat fort avec la Commune ou la Région (en fonction de la responsabilité sur la voirie). Un co-financement de ces administrations sera par ailleurs nécessaire, ce qui implique de prendre en compte dans le planning du projet la constitution des budgets annuels des administrations concernées